Thé

Le saviez-vous?
Le commerce équitable protège les droits des travailleuses et des travailleurs dans les plantations de thé

La grande majorité du thé est cultivée dans les plantations, un modèle de propriété hérité de l'époque coloniale. L’exploitation des travailleuses et travailleurs, pratique courante à cette époque, est encore bien présente dans les plantations conventionnelles modernes.

Les personnes qui travaillent dans des plantations de thé sont extrêmement vulnérables face à leurs employeurs puisque leur logement, la scolarisation des enfants et les soins médicaux sont fournis par la plantation. Cette dépendance favorise l’exploitation et, dans certains cas, le travail forcé.
Le commerce équitable favorise la formation de syndicats qui défendent les droits des travailleuses et des travailleurs afin de rétablir l’équilibre du pouvoir.
La culture du thé requiert une main-d’oeuvre abondante, principalement pour la cueillette des feuilles. C’est un travail physiquement exigeant et minutieux qui est en grande partie réalisé par des femmes et des personnes issues des classes défavorisées de la population. Les femmes gagnent un salaire plus bas que celui de leurs collègues masculins, en plus de subir du harcèlement sexuel.
L’égalité des sexes est une valeur centrale du commerce équitable. La participation des femmes dans le processus décisionnel est requise. La prime équitable peut servir à mettre en place des formations pour prévenir la discrimination et le harcèlement sexuel.
Le défi le plus important pour les personnes qui travaillent dans le secteur du thé est le fait que les salaires sont extrêmement bas. Même quand ces salaires sont équivalents au salaire minimum national, ils restent insuffisants pour leur assurer un niveau de vie décent.
Les normes du commerce équitable aident à réguler les salaires en outillant les travailleuses et les travailleurs pour mener efficacement la négociation collective et ainsi améliorer leurs conditions de travail.
Les plantations sont souvent synonymes de vaste monoculture et d’une utilisation massive de produits chimiques qui nuisent à l'environnement et à la santé des personnes qui y travaillent.
Le commerce équitable limite l’utilisation de produits chimiques, en plus d’imposer des normes pour assurer la santé et la sécurité au travail.
Les petits producteurs de thé font, eux aussi, face à des défis de taille. Le marché du thé est largement dominé par des multinationales comme Lipton (Unilever), Tetley (Tata Global Beverages) et Twinings (Associated British Foods). Ensemble, ils ont une forte influence sur le prix à la bourse. Il n'est pas rare que ces compagnies contrôlent toutes les étapes de la commercialisation du thé, de la plantation à la distribution. Ne disposant pas des installations nécessaires pour transformer elles-mêmes les feuilles de thé, les petites exploitations sont dépendantes de ces entreprises pour vendre leurs feuilles. Elles doivent aussi composer avec la fluctuation des prix, ce qui rime souvent avec insécurité.
Le commerce équitable permet aux producteurs et aux productrices de se regrouper en coopérative. Ensemble, ils peuvent mettre leurs ressources en commun et construire les infrastructures pour transformer le thé. Ces changements leur permettent d’améliorer la qualité de leur thé et ainsi un obtenir un meilleur prix. De plus, le prix minimum est une mesure efficace pour leur assurer une stabilité.

Comment produit-on le thé?

  • Tous les thés proviennent des feuilles de la plante camelia sinensis. Le rooibos, qui provient d’un arbuste en Afrique du sud, n’est donc pas un thé. Comme sa culture et son processus de transformation sont identiques à celui du thé, on l’appelle parfois, à tort, thé rouge.
  • Ce sont les méthodes de fermentation des feuilles qui vont créer les différentes «couleurs». Ils se classent en trois catégories : le thé noir, le thé vert et le Oolong.
  • Quant aux variétés de thé, elles se distinguent par la période de récolte, le mode de transformation et les caractéristiques du terroir. Comme les vins, les thés prennent souvent le nom de l’endroit où ils sont cultivés. C’est le cas du thé darjeeling qui provient de la région indienne du même nom. Quant au célèbre Earl Grey, c’est un thé noir aromatisé à la bergamote, un petit agrume.
  • Les feuilles de thé sont cueillies à la main. Par la suite, elles sont transportées à l’usine où elles sont étendues sur un grillage pour le flétrissage.
Et le consommateur dans tout ça?
  • Après l’eau, le thé est la boisson la plus consommée au monde.
  • Les Canadiennes et Canadiens consomment 10 milliards de tasses de thé par année, soit environ 6.1 tasses par semaine.
  • Le consommateur de thé canadien a en moyenne 11 variétés de thé dans son armoire. Néanmoins, les Canadiennes et Canadiens préfèrent le thé noir, un héritage britannique.
  • En 2015, le marché canadien du thé dans les épiceries se chiffrait à 426 millions $.

Alors, qu’attendez-vous? Allez vous procurer du thé équitable chez un détaillant près de chez vous!

Où acheter du thé équitable
Autres produits équitables